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La « rupture » était un slogan; l' « ouverture » un leurre... Voilà maintenant que la négociation sociale tant vantée par Nicolas Sarkozy s'avère un piège. Les syndicats qui ont joué le jeu se sentent aujourd'hui trahis. Ils s'aperçoivent qu'ils ont été instrumentalisés, manipulés par un pouvoir qui a laissé croire à sa bonne foi pour laisser aujourd'hui son cynisme revenir au galop.
La crise des subprimes a jeté hors de leurs maisons des millions d’Américains des États-Unis, et a engendré la crise financière la plus grave depuis celle qui avait précédé la grande dépression de 1929. L’explosion des prix des matières premières et des céréales aggrave des situations déjà désastreuses pour les plus fragiles, au Nord comme au Sud, jusqu’à provoquer une crise alimentaire et faire renaître des émeutes de la faim. Et, pendant ce temps, la crise écologique s’accentue tous les jours un peu plus.
Derrière ces crises globales se cache un système : le néolibéralisme avec le culte du profit, et ses instruments, les marchés financiers et la spéculation. La brutalité de ce système en plein développement depuis vingt-cinq ans éclate au grand jour. À l’heure où les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne se réuniront, et à la veille du prochain G8, nous dirons : « Ça suffit, ce système n’est plus supportable. »
Dans la semaine du 14 au 22 juin, autour de la réunion du Conseil européen, nous nous rassemblerons devant les symboles du pouvoir devenu suprême : le pouvoir économique et financier, et notamment la Bourse de Paris, le 19 juin.
Nous montrerons par la dérision l’indécence du système actuel. Nous organiserons une grande foire à la spéculation, SPECULAND, où nous invitons tous les citoyens à venir inventer, pour les dénoncer aussitôt, les marchés spéculatifs du futur (voir le texte ci-joint).
Nous affirmerons notre exigence d’un autre monde possible et indispensable, en invitant toutes les organisations porteuses d’alternatives concrètes au système néolibéral à venir tenir des stands de présentation.
Nous affirmerons l’urgence de premières mesures de rupture avec ce système qui menace aujourd’hui la survie de l’humanité, notamment :
1) Taxe d’urgence de 10% supplémentaires sur les revenus financiers afin de : dégager les ressources nécessaires immédiatement pour desserrer l’étau de la faim ;
tuer dans l’œuf tout embryon de spéculation avant qu’elle ne dégénère.
2) Encadrement très strict de la liberté de circulation des capitaux en Europe.
3) Suppression des paradis fiscaux.
4) Contrôle politique démocratique de la Banque centrale européenne.
5) Mise sous contrôle public des banques et autres institutions financières pour interdire la titrisation et casser la spéculation sur les produits dérivés.
Nous invitons d’ici là les citoyens à signer massivement la pétition « Spéculation et crises : ça suffit ! », soutenue par de nombreuses organisations en Europe, http://www.stop-finance.org
Cette initiative du 19 juin sera suivie le 21 juin d’un séminaire à Paris sur la crise financière, ses conséquences et les propositions alternatives. Organisé par les initiateurs de la pétition « Spéculation et crises : ça suffit ! » et par Attac, il est ouvert à tous et sera un moment d’approfondissement de nos analyses et de nos solutions.
Voir toutes les informations bientôt sur http://speculand.attac.org
Attac France,
Montreuil, le 23 mai 2008
Le CODHOS (Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale) est né du constat de la dispersion des archives et plus largement de la documentation en histoire ouvrière et sociale en France, dispersion dans de nombreux centres et institutions de statuts, de tailles, très divers, de moyens également divers mais généralement faibles
Le CODHOS a d'abord pour but de formaliser l'échange d'informations entre ses membres, d'offrir une structure de discussions et de mise en commun des efforts et, dans certaines opérations, des moyens. Il peut au besoin se présenter comme une structure d'aide pour par exemple, le sauvetage de documents.
L'association s'est également donné pour but la création d'instruments de travail utiles aux chercheurs. Le premier de ces instruments est un inventaire des sources écrites relatives aux congrès nationaux des organisations ouvrières et des associations de gauche, de la Commune jusqu'en 1940. Ce répertoire est paru sous le titre : Guide des sources : Congrès du monde ouvrier, France, 1870-1940. Depuis, plusieurs outils papier ou internet (bases de données) ont été conçus collectivement.
Découvrir MAI 68: (expo, doc )


Autre titre possible: "Je suis un démocrate. je suis un connard"
2008: Une nouvelle phase de la réforme des retraites en France s’est ouverte avec la réception des partenaires sociaux au ministère du Travail. Objet des négociations : présenter les différentes (pro)positions des syndicats et du patronat concernant le financement des retraites.
Prévu dans la loi de 2003, l’allongement devrait passer à 41 années de cotisations pour atteindre le niveau d’une retraite à taux plein. Pour l’heure, les syndicats sont opposés à cet allongement, que François Fillon considère pourtant comme acté.
L’allongement de la durée de cotisation est-elle alors l’unique solution ?
Pour en parler sur >FRANCE INFO :
Dominique Paillé, secrétaire général adjoint de l’UMP et Benoît Hamon, député européen socialiste
La Cimade, le Gisti, Iris et la LDH demandent à nouveau au Conseil d’État l’annulation du fichier ELOI, destiné à faciliter l’éloignement des étrangers : elles ont déposé le 28 février 2008 un recours contre le décret du 26 décembre 2007 qui met en place une nouvelle version de ce fichier après l’annulation, en mars 2007, d’une première version créée par arrêté ministériel. Cette nouvelle version du fichier ELOI demeure en effet tout aussi inacceptable que la précédente (voir communiqué commun du 3 janvier 2008).
L’arrêté du ministre de l’Intérieur ayant été annulé, à la suite d’un premier recours formé par les mêmes associations, pour incompétence, le Conseil d’État n’avait pas examiné les arguments de fond développés dans la requête. Ce second recours fait valoir par conséquent des moyens déjà soulevés dans la requête précédente et qui restent malheureusement toujours valables, notamment le fichage des enfants - dont on voit mal la raison d’être mais dont on voit bien en revanche les risques - et la durée de conservation excessive de la plupart des données.
Est également critiquée la finalité statistique du fichier ELOI, introduite par le décret de façon beaucoup trop imprécise au regard des exigences posées par les textes qui encadrent la protection des données personnelles.
L’introduction du numéro AGDREF parmi les données enregistrées et conservées durant trois ans fait aussi partie des préoccupations des associations. Elles estiment en effet que la présence de ce numéro, qui renvoie au système informatisé de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France, contredit la disposition du décret qui prévoit l’absence de toute interconnexion d’ELOI avec d’autres fichiers.
Le gouvernement avait qualifié le décret d’« inattaquable juridiquement ». Avec ce deuxième recours, la Cimade, le Gisti, Iris et la LDH entendent montrer que la création du fichier ELOI est non seulement potentiellement dangereuse pour les droits fondamentaux, mais de surcroît entachée d’irrégularités juridiques substantielles.
5 mars 2008
Signataires : Cimade, Gisti, Iris (Imaginons un réseau Internet solidaire) et LDH (Ligue des droits de l’homme).
Pour plus de détails, voir :