"Restons ce que nous avons toujours été : des gens libres. C'est devenu suffisamment rare pour qu'on s'accroche ne serait-ce qu'à l'idée."Enki Bilal.

Juillet 2008
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les brèves

le BLOG de Bernard Roman: démocratie sociale

Ajouté le 02/06/2008 - Auteur : admin

La « rupture » était un slogan; l' « ouverture » un leurre... Voilà maintenant que la négociation sociale tant vantée par Nicolas Sarkozy s'avère un piège. Les syndicats qui ont joué le jeu se sentent aujourd'hui trahis. Ils s'aperçoivent qu'ils ont été instrumentalisés, manipulés par un pouvoir qui a laissé croire à sa bonne foi pour laisser aujourd'hui son cynisme revenir au galop.

Lire  : Chassez le naturel...


Le néolibéralisme tue !

Ajouté le 24/05/2008 - Auteur : admin
Le néolibéralisme tue, ça suffit !

Appel à une mobilisation du 14 au 22 juin pour dénoncer la spéculation !


http://www.france.attac.org/spip.php?article8560

La crise des subprimes a jeté hors de leurs maisons des millions d’Américains des États-Unis, et a engendré la crise financière la plus grave depuis celle qui avait précédé la grande dépression de 1929. L’explosion des prix des matières premières et des céréales aggrave des situations déjà désastreuses pour les plus fragiles, au Nord comme au Sud, jusqu’à provoquer une crise alimentaire et faire renaître des émeutes de la faim. Et, pendant ce temps, la crise écologique s’accentue tous les jours un peu plus.

Derrière ces crises globales se cache un système : le néolibéralisme avec le culte du profit, et ses instruments, les marchés financiers et la spéculation. La brutalité de ce système en plein développement depuis vingt-cinq ans éclate au grand jour. À l’heure où les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne se réuniront, et à la veille du prochain G8, nous dirons : « Ça suffit, ce système n’est plus supportable. »

Dans la semaine du 14 au 22 juin, autour de la réunion du Conseil européen, nous nous rassemblerons devant les symboles du pouvoir devenu suprême : le pouvoir économique et financier, et notamment la Bourse de Paris, le 19 juin.
Nous montrerons par la dérision l’indécence du système actuel. Nous organiserons une grande foire à la spéculation, SPECULAND, où nous invitons tous les citoyens à venir inventer, pour les dénoncer aussitôt, les marchés spéculatifs du futur (voir le texte ci-joint).

Nous affirmerons notre exigence d’un autre monde possible et indispensable, en invitant toutes les organisations porteuses d’alternatives concrètes au système néolibéral à venir tenir des stands de présentation.

Nous affirmerons l’urgence de premières mesures de rupture avec ce système qui menace aujourd’hui la survie de l’humanité, notamment :
1) Taxe d’urgence de 10% supplémentaires sur les revenus financiers afin de :
- dégager les ressources nécessaires immédiatement pour desserrer l’étau de la faim ;
- tuer dans l’œuf tout embryon de spéculation avant qu’elle ne dégénère.
2) Encadrement très strict de la liberté de circulation des capitaux en Europe.
3) Suppression des paradis fiscaux.
4) Contrôle politique démocratique de la Banque centrale européenne.
5) Mise sous contrôle public des banques et autres institutions financières
pour interdire la titrisation et casser la spéculation sur les produits dérivés.
Nous invitons d’ici là les citoyens à signer massivement la pétition « Spéculation et crises : ça suffit ! », soutenue par de nombreuses organisations en Europe, http://www.stop-finance.org

Cette initiative du 19 juin sera suivie le 21 juin d’un séminaire à Paris sur la crise financière, ses conséquences et les propositions alternatives. Organisé par les initiateurs de la pétition « Spéculation et crises : ça suffit ! » et par Attac, il est ouvert à tous et sera un moment d’approfondissement de nos analyses et de nos solutions.

Voir toutes les informations bientôt sur http://speculand.attac.org

Attac France,
Montreuil, le 23 mai 2008

Mai 68 - Mai 2008: Commémoration?

Ajouté le 27/04/2008 - Auteur : admin
Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale

Le CODHOS (Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale) est né du constat de la dispersion des archives et plus largement de la documentation en histoire ouvrière et sociale en France, dispersion dans de nombreux centres et institutions de statuts, de tailles, très divers, de moyens également divers mais généralement faibles

Le CODHOS a d'abord pour but de formaliser l'échange d'informations entre ses membres, d'offrir une structure de discussions et de mise en commun des efforts et, dans certaines opérations, des moyens. Il peut au besoin se présenter comme une structure d'aide pour par exemple, le sauvetage de documents.

L'association s'est également donné pour but la création d'instruments de travail utiles aux chercheurs. Le premier de ces instruments est un inventaire des sources écrites relatives aux congrès nationaux des organisations ouvrières et des associations de gauche, de la Commune jusqu'en 1940. Ce répertoire est paru sous le titre : Guide des sources : Congrès du monde ouvrier, France, 1870-1940. Depuis, plusieurs outils papier ou internet (bases de données) ont été conçus collectivement.

Découvrir MAI 68: (expo, doc )



 


 


 


  

 

Les révoltes de la faim dans les pays du Sud

Ajouté le 19/04/2008 - Auteur : admin
Les révoltes de la faim dans les pays du Sud :
l'aboutissement logique de choix économiques et politiques désastreux

Communiqué commun Attac – Confédération Paysanne


Les révoltes dans divers pays révèlent une crise alimentaire mondiale qui s'installe sans doute pour une longue période, à défaut de changement radical d'orientation.

Nous ne sommes pas dans une situation de pénurie mondiale. Quoique extrêmement faibles, les stocks sont encore suffisants pour faire la jonction entre deux récoltes. Mais l'accès à l'alimentation des populations s'est dégradé brutalement face à une augmentation considérable des prix.  Elle aggrave encore la situation actuelle (20 000 morts par jour, près de 900 millions de personnes souffrant de malnutrition dont 80% de paysans).

La faiblesse des stocks est en cause. Elle provient en partie de phénomènes nouveaux : une demande forte en céréales et oléagineux pour l'alimentation, une demande en hausse pour la production d'agrocarburants industriels (éthanol et diester)  et des accidents climatiques qui ont diminué les récoltes sur certains territoires de la planète.

Mais cette nouvelle tension sur les marchés révèle surtout des problèmes structurels, issus de choix économiques désastreux, basés sur la croyance des bienfaits pour l'humanité de la libéralisation des marchés agricoles et de la marchandisation tous azimuts :
−    avançant la nécessité du remboursement de la dette, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale contraignent depuis des dizaines d'années les pays pauvres à réorienter leurs productions agricoles vers l'exportation. Ces pays ont ainsi dû délaisser leurs cultures vivrières, augmentant leur dépendance aux marchés extérieurs ;
−    sous l'égide de l'Organisation mondiale du commerce et sous la pression des accords bilatéraux, les politiques agricoles de tous les pays et leurs tarifs douaniers ont été progressivement démantelés : l'agriculture paysanne des pays du Sud se retrouve sans protection, en compétition directe avec l'agriculture subventionnée et industrielle des pays du Nord ;
−    la spéculation sur les marchés de matières premières accentue l'instabilité, à la baisse ou à la hausse, de leurs prix. Elle s'inscrit dans le cadre d'un capitalisme financier exacerbé, qui détériore l'ensemble des conditions de vie, y compris dans ce qu'elles ont de plus élémentaire ;
−    de nombreux pays, en soutenant le développement des agrocarburants, répondent aux intérêts des multinationales mais mettent un peu plus en danger la sécurité alimentaire mondiale. Tandis que leur bilan carbone est contesté dans la plupart des cas, les cultures intensives d'agrocarburants concurrencent directement les productions alimentaires et favorisent la hausse des prix et la spéculation.

Pour toutes ces raisons qui n'ont rien de conjoncturel, il est à craindre que l'extrême pauvreté et les conflits régionaux ne fassent que s'aggraver. Seules des mesures cohérentes, en rupture avec les politiques libérales actuelles, peuvent permettre d'endiguer la catastrophe qui s'annonce :
−    une régulation mondiale des marchés agricoles avec le recours aux stocks publics dans le cadre d'une instance internationale sous l'autorité des Nations unies : elle doit permettre une régulation des prix mondiaux compatible avec l'intérêt général et l'instauration d'une fiscalité procurant les ressources publiques pour satisfaire les besoins en développement des pays du Sud ;
−    la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire, c'est-à-dire le droit des populations, de leurs États ou Unions à définir leur propre politique agricole et alimentaire sans dumping vis-à-vis des pays tiers ;
−    l'annulation de la dette des pays pauvres et l'augmentation substantielle de l'aide publique, à commencer par celle de l'Union européenne et de ses États membres, qui est aujourd'hui en diminution ;
−    un moratoire pour suspendre la production d'agrocarburants et expérimenter des solutions alternatives, comme le propose Jean Ziegler, rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation.

Enfin, la crise alimentaire ne peut être résolue au détriment des impératifs écologiques, notamment par la déforestation et le développement des OGM. La crise climatique et l'épuisement des sols sont autant de facteurs qui, au contraire, accentuent la crise alimentaire. Les solutions résident dans des pratiques agricoles écologiques et sociales. Elles nécessitent en particulier une réorientation de la recherche publique agronomique et des politiques agricoles et alimentaires dans leur ensemble.

Contacts :
Aurélie Trouvé, co-présidente d'Attac, 06 17 17 50 87
Régis Hochart, porte-parole de la Confédération Paysanne, 06 08 75 00 73

Montreuil , le 18 avril 2008

Je suis un démocrate. je suis un connard:Alba Rico

Ajouté le 28/03/2008 - Auteur : admin
Dans POLITIS, Bernard Langlois attire notre attention  sur un texte, en circulation sur le Net (sous le titre : « Déclaration de principes d’un intellectuel espagnol »), de l’écrivain et philosophe Salvador Alba Rico, qui fait l’effet d’un coup de poing au plexus :

Autre titre possible: "Je suis un démocrate. je suis un connard"

Consultez le texte ici

Sarkozy -Fillon : Rigueur prochaine annoncée?

Ajouté le 28/03/2008 - Auteur : admin
Sur FRANCE INFO:
L’économie, d’abord :Henri Emmanuelli,le député des Landes prévoit un plan de rigueur dû à une situation extrêmement inquiétante. "La pire des situations", explique-t-il, avec "une inflation forte et une croissance faible".



et aussi sur I-TéLé et FRANCE INTER , l'emission "le franc parler" du 31 mars 2008 :
pour comprendre la situation économique et financière, mondiale et nationale,
avec Daniel COHEN,Professeur d'Economie à l'École normale supérieure de Paris? Daniel Cohen dirige avec Philippe Askenazy un nouvel ouvrage "27 questions d'Economie contemporaine" chez Albin Michel
écouter l'émission

Retraites: Allongement de la durée?

Ajouté le 28/03/2008 - Auteur : admin

2008: Une nouvelle phase de la réforme des retraites en France s’est ouverte avec la réception des partenaires sociaux au ministère du Travail. Objet des négociations : présenter les différentes (pro)positions des syndicats et du patronat concernant le financement des retraites.

Prévu dans la loi de 2003, l’allongement devrait passer à 41 années de cotisations pour atteindre le niveau d’une retraite à taux plein. Pour l’heure, les syndicats sont opposés à cet allongement, que François Fillon considère pourtant comme acté.

L’allongement de la durée de cotisation est-elle alors l’unique solution ?

Pour en parler sur >FRANCE INFO :
Dominique Paillé, secrétaire général adjoint de l’UMP et Benoît Hamon, député européen socialiste


s'obliger à comprendre au lieu de juger. A.Camus

Ajouté le 26/03/2008 - Auteur : admin
Y a-t-il encore des intellectuels?
De ceux qui ne se croient pas  "comme destinés à refaire le monde, ou courtisans de pouvoirs médiocres,
de ceux qui nous aideraient à comprendre, et de nous faire voir la condition humaine comme elle est, et de refuser toujours d'adorer l' évènement, le fait, la richesse, la puissance, l' Histoire comme elle se fait et le monde comme il va."

En écho à "la crise de l'Homme" comment ne pas évoquer aussi le discours de Camus lors de la réception du prix Nobel de littérature le 10 décembre 1957.
"Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. (...) C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger. Et s'ils ont un parti à prendre en ce monde ce ne peut être que celui d'une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne règnera plus le juge, mais le créateur, qu'il soit travailleur ou intellectuel.

Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d'une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd'hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l'intelligence s'est abaissée jusqu'à se faire la servante de la haine et de l'oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d'elle, restaurer, à partir de ses seules négations, un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d'établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu'elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d'alliance.
Il n'est pas sûr qu'elle puisse jamais accomplir cette tâche immense, mais il est sûr que partout dans le monde, elle tient déjà son double pari de vérité et de liberté, et, à l'occasion, sait mourir sans haine pour lui. C'est elle qui mérite d'être saluée et encouragée partout où elle se trouve, et surtout là où elle se sacrifie. C'est sur elle, en tout cas, que, certain de votre accord profond, je voudrais reporter l'honneur que vous venez de me faire.

La vérité est mystérieuse, fuyante, toujours à conquérir. La liberté est dangereuse, dure à vivre autant qu'exaltante. Nous devons marcher vers ces deux buts, péniblement, mais résolument, certains d'avance de nos défaillances sur un si long chemin. Quel écrivain, dès lors oserait, dans la bonne conscience, se faire prêcheur de vertu ?"

Nouveau recours contre le fichier des étrangers

Ajouté le 14/03/2008 - Auteur : admin

ELOI
Nouveau recours contre le fichier des étrangers en instance d’éloignement

La Cimade, le Gisti, Iris et la LDH demandent à nouveau au Conseil d’État l’annulation du fichier ELOI, destiné à faciliter l’éloignement des étrangers : elles ont déposé le 28 février 2008 un recours contre le décret du 26 décembre 2007 qui met en place une nouvelle version de ce fichier après l’annulation, en mars 2007, d’une première version créée par arrêté ministériel. Cette nouvelle version du fichier ELOI demeure en effet tout aussi inacceptable que la précédente (voir communiqué commun du 3 janvier 2008).

 

L’arrêté du ministre de l’Intérieur ayant été annulé, à la suite d’un premier recours formé par les mêmes associations, pour incompétence, le Conseil d’État n’avait pas examiné les arguments de fond développés dans la requête. Ce second recours fait valoir par conséquent des moyens déjà soulevés dans la requête précédente et qui restent malheureusement toujours valables, notamment le fichage des enfants - dont on voit mal la raison d’être mais dont on voit bien en revanche les risques - et la durée de conservation excessive de la plupart des données.

 

Est également critiquée la finalité statistique du fichier ELOI, introduite par le décret de façon beaucoup trop imprécise au regard des exigences posées par les textes qui encadrent la protection des données personnelles.

 

L’introduction du numéro AGDREF parmi les données enregistrées et conservées durant trois ans fait aussi partie des préoccupations des associations. Elles estiment en effet que la présence de ce numéro, qui renvoie au système informatisé de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France, contredit la disposition du décret qui prévoit l’absence de toute interconnexion d’ELOI avec d’autres fichiers.

 

Le gouvernement avait qualifié le décret d’« inattaquable juridiquement ». Avec ce deuxième recours, la Cimade, le Gisti, Iris et la LDH entendent montrer que la création du fichier ELOI est non seulement potentiellement dangereuse pour les droits fondamentaux, mais de surcroît entachée d’irrégularités juridiques substantielles.

5 mars 2008

Signataires : Cimade, Gisti, Iris (Imaginons un réseau Internet solidaire) et LDH (Ligue des droits de l’homme).

Pour plus de détails, voir :


http://www.gisti.org/spip.php?article1100

Parole de Chti !

Ajouté le 09/03/2008 - Auteur : admin
« Quo tché !
Ervet’ ichi mon’ hom !
Te fro bin d’m’écouter et chi t’as nin en’ bonn mémoir’ t’as qu’a prind’ un stylo et l’ marquer sul papier com’ cha te t’in souvindras m’ nandoul’, j’ vo bin qu’t’as nin l’air d’êt’ fufutte ti ! :
Sarkozy min garchon, te vas arrêter tes carabistoules et te vas c’mincher à travailler pour les andoules qu’on voté pour ti et auchi pou l’ zaut’, par l’mêm occasion ».

 à lire sur OULALA.net sous la plume d'
Ashoka, Natif de ch’ Nord et fier de l’être !
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